ÉDITION SPÉCIALE
ESMO 2019 CONGRESS

27 septembre au 1er octobre, Barcelone (Espagne)

Avec le soutien institutionnel
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Éditorial

Une journée en plénière avec trois communications orales qui changent les pratiques en uro-oncologie vaut le déplacement sur Barcelone !

Tout d’abord, une première étude sur la personalisation du traitement dans le cancer de la prostate avec l’arrivée de l’olaparib (anti-PARP) qui démontre son efficacité chez les patients qui présentent une altération des gènes de la réparation de la recombinaison homologue. Le résultat est spectaculaire avec un triplement de l’efficacité en rPFS chez les patients avec une anomalie sur BRAC2. Comme quoi, lorsque l’on a la cible, il ne faut pas la rater ! Nous allons devoir nous organiser avec nos plateformes et nos équipes de génétique afin de détecter très tôt ces anomalies pour nos patients et ainsi pouvoir leur proposer ce type de traitement au cours de nos RCP…

Pr Stéphane Oudard

Premiers résultats d’une étude de phase III d’association inhibiteur du checkpoint immun + chimiothérapie pour les carcinomes urothéliaux métastatiques ou localement avancés.

La prise en charge en 1ère ligne de traitement des patients atteints d’un cancer de la vessie métastatique ou localement avancé n’a pas bénéficié de progrès depuis de début des années 2000 et l’intensification de la chimiothérapie MVAC ainsi que la démonstration de la non-infériorité de l’association gemcitabine – cisplatine (Gem-CisP). La présentation d’une avancée thérapeutique démontrée par une étude de phase III en session présidentielle de l’ESMO constituait donc un véritable évènement

Pr Yann Neuzillet, Suresnes

Hormonothérapie intensifiée par l’enzalutamide chez les patients mHSCP : analyse post hoc d’ARCHES en fonction des groupes de risque et du volume métastatique.

Avant que l’étude ENZAMET ne soit rapporté à l’ASCO et publiée en juin 2019, l’étude de phase III ARCHES avait évalué l’efficacité de l’enzalutamide versus placebo en complément de l’hormonothérapie standard chez 1150 patients pour traiter leur cancer de la prostate métastatique nouvellement diagnostiqué, donc hormonosensible (mHSCP). Une réduction du risque de progression de 61% avait été rapportée à l’ASCO 2019 avec un suivi court. Lors de l’ESMO 2019, les…

Pr Yann Neuzillet, Suresnes

Olaparib dans le mCRPC,
la preuve du concept établie

L’olaparib a montré son efficacité dans des études de phase II chez des patients avec un cancer de la prostate résistant à la castration métastatique (mCRPC) ayant une altération des gènes de la réparation de la recombinaison homologue (RRH).

L’efficacité et la tolérance de l’olaparib ont été évaluées dans l’étude PROfound (NCT02987543) versus l’enzalutamide ou l’abiratérone + prednisone (au choix de l’investigateur) chez des patients avec un mCRPC déjà pré-traité par une nouvelle hormonothérapie (NHT) et porteur d’une altération RRH…

Dr Aude Fléchon, Lyon

Premiers résultats de la combinaison docétaxel-enzalutamide dans le traitement du cancer de prostate métastatique résistant à la castration (mCRPC).

Le docétaxel (DOC) et l’enzalutamide (ENZ) sont les traitements utilisés en première ligne pour traiter le mCRPC. Ils ont des mécanismes d’action différents et il est possible que l’ajout de l’ENZ puisse améliorer la survie des patients recevant une chimiothérapie à base de DOC …

Pr Karim Bensalah, Rennes

CARD le bon sens confirmé par
une étude de phase III !

Après administration du docétaxel et d’une nouvelle hormonothérapie (NHT, abiratérone ou enzalutamide) chez les patients mCRPC, la meilleure thérapeutique à proposer n’est pas clairement définie entre l’utilisation du cabazitaxel ou de la NHT non encore reçue. Des données rétrospectives de l’utilisation d’une NHT chez les patients déjà pré-traités par l’autre NHT, montrent des taux de réponses assez modestes de l’ordre de 10%…

Dr Aude Fléchon, Lyon

Traitement par pembrolizumab des TVNIM de haut risque en candidat à une cystectomie totale.

Les résultats de l’étude de phase II KEYNOTE-057, évaluant l’efficacité et la tolérance du pembrolizumab administré en monothérapie pour traiter des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM) de haut risque (T1 et/ou G3 et/ou carcinome in situ) en échec de traitement par BCG, sont une nouvelle fois actualisés en mettant l’accent sur le rapport de la qualité de vie des patients…

Pr Yann Neuzillet, Suresnes

Plaidoyer pour le traitement androgénique (TAD) différé chez les patients qui ont une récidive biologique après prostatectomie totale.

Les patients qui ont une récidive biologique (RB) après prostatectomie totale ont une survie prolongée. Ces patients reçoivent fréquemment un TAD précoce malgré l’absence de preuve quant à son impact sur la survie globale et la qualité de vie. Une autre stratégie est de surveiller les patients et de n’instaurer un TAD que si les patients développent des métastases.

Les auteurs de cette étude ont posé l’hypothèse qu’un TAD différé (chez des patients qui en conséquence n’ont pas développé de nmCRPC) permettrait une survie globale similaire à celle des hommes traités par les nouveaux agents ciblant les récepteurs androgéniques dans les essais de nmCRPC…

Pr Karim Bensalah, Rennes

Le pembrolizumab en traitement de seconde ligne du cancer de la vessie métastatique tient-il ses promesses à long terme ?

L’avènement des inhibiteurs du checkpoint immun (iCPI) dans le traitement du cancer de la vessie s’est produit au stade le plus avancé de la maladie, chez les patients métastatiques en échec d’une chimiothérapie par sels de platine. L’étude KEYNOTE-045 évaluait dans ce contexte le pembrolizumab et a débouché, après publication de ses premiers résultats en mars 2017, à l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché en France. L’actualisation de ces résultats après plus de 3 ans de suivi a été présenté à l’ESMO 2019.

Avec 40,9 mois de suivi médian (de 36,6 à 48,9 mois) pour les 542 patients inclus (270 recevant le pembrolizumab …

Pr Yann Neuzillet, Suresnes

Un sondage international met en avant un manque d’informations exprimé par les patients traités pour un cancer du rein.

Un sondage a été réalisé par l’International Kidney Cancer Coalition (IKCC), une organisation internationale qui représente plus d’un million de patients. L’objectif (inédit) était d’évaluer le ressenti des patients vis-à-vis de leur prise en charge chirurgicale et/ou médicale.

L’enquête a été menée par voie électronique et postale par un questionnaire de 35 questions concernant différents aspects du parcours de soins (essais cliniques, connaissances et compréhension du patient, qualité de vie, partage des décisions).

1983 patients de 43 pays ont répondu. 23% avaient un cancer localisé et 44% une maladie métastatique. 33% étaient en rémission…

Pr Karim Bensalah, Rennes

Équipe éditoriale