BEST OF EN ONCOLOGIE THORACIQUE

Société Américaine d’Oncologie Clinique

31 mai – 4 juin 2019, Chicago

Avec le soutien institutionnel

ÉDITORIAL

Chercher sous la surface

Comme un funeste présage, cette année le temps est au gris, les averses mouillent, et Eole, d’habitude si prolixe au point de surnommer la ville « the windy city », est inexistant. Nous aurions dû nous méfier de ces signes. Car oui, cette année, l’ASCO ne fut pas « poumon ». Point de scoop, pas de changement de pratique, un calme plat, comme le lac Michigan en ce début d’été. Mais en réalité, il ne s’agit que d’une impression car sous la surface, on décèle une vie grouillante, encore à l’état larvaire, mais qui ne demandait qu’à mûrir afin d’ensoleiller de prochaines éditions de l’ASCO !

Un domaine s’est particulièrement illustré cette année : celui de l’immunothérapie néoadjuvante. Ce concept génère un enthousiasme important depuis un an et les résultats de…

Sébastien COURAUD, Lyon

Cancers avec mutation de MET

Sébastien COURAUD, Lyon

L’étude RELAY

Michael DURUISSEAUX, Lyon

Nouvelle thérapie ciblée

Aurélie SWALDUZ, Lyon

Tumeurs ROS1+

Radj GERVAIS, Caen

Immunothérapie et traitement néoadjuvant

Olivier MOLINIER, Le Mans


Cancer à petites cellules

Laurent GREILLIER, Marseille

Traitement de maintenance

Guillaume EBERST, Besançon

Keynote-189 : données actualisées

Cet abstract rapporte les données actualisées de l’essai Keynote-189 rapporté l’an dernier à l’ASCO et publié dans le New England Journal of Medicine (Gandhi L et al. N Engl J Med2018 ; 378 : 2078-92).

On se rappelle que cet essai comparait une association carboplatine-pemetrexed-pembrolizumab (suivi d’une maintenance par pemetrexed-pembrolizumab) à carboplatine-pemetrexed-placebo (suivi d’une maintenance par pemetrexed-placebo), en 1ère ligne des carcinomes non-épidermoïdes métastatiques, quel que soit le statut PD-L1. Quatre cent dix patients ont été randomisés dans le groupe expérimental et 206 dans le groupe


Essai de phase III randomisée comparant une chimiothérapie adjuvante par cisplatine pemetrexed à un bras contrôle de cisplatine vinorelbine dans les cancers du poumon non à petites cellules (CBNPC) non-épidermoïdes opérés : Etude JIPANG

La chimiothérapie adjuvante recommandée pour un CBNPC opéré est le doublet cisplatine-vinorelbine. Ceci repose sur trois essais randomisés de phase III (IALT, JBR10, ANITA) ayant démontré un gain de survie avec ce doublet comparé à une stratégie d’observation. Le doublet cisplatine-pemetrexed est la chimiothérapie de choix en situation métastatique dans les…

Essai de phase III randomisée comparant l’association gefitinib et chimiothérapie par carboplatine et pemetrexed à un bras contrôle de gefitinib en première ligne de traitement des cancers du poumon non à petites cellules métastatiques (CBNPC) avec mutation activatrice de l’EGFR

Les inhibiteurs de tyrosine kinase de l’EGFR (ITK-EGFR) sont le traitement de première ligne de référence des CBNPC métastatiques avec mutation EGFR. Le gefitinib est à l’origine de survie sans progression (SSP) médiane de l’ordre de 10 mois. Ces résultats ont été sensiblement améliorés par l’osimertinib, qui a montré dans l’essai FLAURA une SSP médiane à 18,9 mois contre…


Le trilaciclib, un inhibiteur de CDK4/6, en association avec le topotecan dans le cancer bronchique à petites cellules disséminé

La myélosuppression est la principale toxicité limitante de la chimiothérapie. Elle entraîne des retards d’administration et des réductions de posologie, le tout pouvant concourir à une efficacité réduite du traitement.

Le trilaciclib est un inhibiteur réversible de CDK4/6 qui a été conçu pour préserver les cellules souches et les…

Taux de réponse pathologique complète à 71 % avec l’association du nivolumab à la chimiothérapie néoadjuvante dans le cancer bronchique non à petites cellules stade IIIA résécable

Des données précliniques suggèrent que l’efficacité des checkpoints immunitaires (ICIs), alors que la tumeur est encore en place, pourrait favoriser l’initiation de la réponse immune anti-tumorale (Liu J et al.Cancer Discov, 2016). Cette hypothèse n’a pour l’instant été confirmée dans…

Phase 2 évaluant l’atezolizumab en association avec la radio-chimiothérapie concomitante dans le CBNPC localement avancé

Après l’étude PACIFIC, qui a positionné idéalement l’immunothérapie en consolidation après radio-chimiothérapie pour les patients CBNPC localement avancés, la place de l’immunothérapie administrée concomitamment à la radio-chimiothérapie fait l’objet de…

La radiothérapie hypofractionnée en synergie avec un double blocage de checkpoints immunitaires dans le cancer bronchique à petites cellules en rechute

L’association d’inhibiteurs de PD-1 et CTLA-4 (ICIs) a suggéré une meilleure efficacité que l’anti-PD-1 seul chez des patients atteints d’un carcinome à petites cellules (CBPC) métastatique en seconde ligne de traitement (CheckMate 032, Antonia S et al. Lancet Oncol, 2016). En association des ICIs, la radiothérapie hypofractionnée pourrait activer le…

Etude de phase 1-2 évaluant en 2ème ligne de CBPC étendu le Rova-T en combinaison avec l’association nivolumab+/- ipilimumab

Le rovalputuzumab tesirine (Rova-T) est un anticorps humanisé IgG1 qui, en ciblant le ligand DLL3, induit la mort cellulaire en empêchant la fixation de celui-ci sur le récepteur NOTCH. Des études préliminaires avaient démontré l’activité anti-tumorale du Rova-T chez les patients en 2èmeligne d’un CBPC et exprimant DLL3. La présente étude ambitionne d’évaluer l’efficacité et la…


La maintenance par pemetrexed a-t-elle un intérêt dans le mésothéliome pleural malin ?

Dans le mésothéliome pleural malin (MPM), la chimiothérapie standard en première ligne repose sur l’association de cisplatine et de pemetrexed. La durée optimale de ce traitement reste cependant inconnue. Par analogie avec le cancer bronchique non à petites cellules non-épidermoïde, les patients souffrant de MPM reçoivent habituellement 4 à 6 cycles de…

En plein dans le mille : efficacité du BLU-667 dans le traitement des CBNPC avec réarrangement de RET (Etude ARROW)

Les réarrangements de RET sont retrouvés dans de nombreux types tumoraux, à la fois chez l’adulte et l’enfant et représentent 1 à 2 % des cancers bronchiques non à petites cellules. Les options thérapeutiques actuellement en dehors de la chimiothérapie sont des inhibiteurs de kinase multicibles (vandétanib, cabozantinib, lenvatinib) avec une efficacité…


EGFR mutés : les anticorps anti-Her à la rescousse

Les cancers bronchiques localement avancés ou métastatiques EGFR mutés sont traités par TKI EGFR de 1ère ou 2nde génération, puis par osimertinib en cas de mutation T790M, ou bientôt par osimertinib dès la première ligne. Lors de la résistance secondaire, le traitement de référence reste constitué par la chimiothérapie (doublet à base de platine +/-…

bTMB et PD-L1: des pistes pour mieux sélectionner les patients (analyses exploratoires de l’étude MYSTIC)

L’étude MYSTIC, présentée à l’ESMO l’année dernière, n’avait pas permis de montrer de bénéfice significatif à un traitement de première ligne par durvalumab + tremelimumab (D + T) ou durvalumab (D) seul versuschimiothérapie (CT) chez les patients CBNPC avancés ou métastatiques, PD-L1 ≥ 25 %, avec une survie globale à 11,9 mois, 16,3 mois et…

Statut PD-L1 déterminé sur du matériel archivé et/ou ganglionnaire lymphatique? Rebiopsiez !

Le niveau d’expression de PD-L1 conditionne le choix du traitement de première ligne des patients atteints de CBNPC de stade IV, ainsi que l’administration d’une immunothérapie en entretien après radio-chimiothérapie concomitante des stades localement avancés. Il n’existe actuellement aucune recommandation sur le choix du site à biopsier pour déterminer l’expression du PD-L1…

Retour manqué du cetuximab :
l’étude IFCT-ACE Lung

L’hypothèse de cette étude de l’IFCT était que le double blocage de l’EGFR (par un TKI irréversible de seconde génération et par un anticorps spécifique) pourrait différer la survenue de résistance et donc de progression. Il s’agissait donc d’une étude de phase 2 randomisée comparant en première ligne métastatique, chez des patients avec mutation de l’EGFR, la combinaison…

Qui sont les patients avec une fusion de NRG1, cette nouvelle cible à suivre ?

Les fusions NRG1 ont été décrites dans le cancer broncho-pulmonaire en 2014. On estime que cette anomalie est présente dans 1,7 % des cancers bronchiques non à petites cellules. S’agissant d’une entité rare, il est nécessaire de disposer de données de nombreux centres pour créer des cohortes pertinentes en termes d’effectif. C’est ce travail qu’a effectué le Dr…

Rédacteur en chef

Pr Sébastien COURAUD
Hospices Civils de Lyon

Rédacteurs

Dr Michael DURUISSEAUX
Hospices Civils de Lyon

Dr Guillaume EBERST
CHRU de Besançon

Dr Radj GERVAIS
Centre François Baclesse, Caen

Dr Laurent GREILLIER
Hôpital Nord (AP-HM), Marseille

Dr Olivier MOLINIER
CH Le Mans

Dr Aurélie SWALDUZ
Centre Léon Bérard, Lyon