ÉDITION SPÉCIALE
2019 GENITOURINARY
CANCERS SYMPOSIUM

14 au 16 février 2019, San Francisco (Etats-Unis)

Avec le soutien institutionnel

ÉDITORIAL


Cet ASCO GU 2019 se termine et je crois qu’on peut dire qu’il aura tenu ses promesses, en tous cas concernant le cancer de la prostate avancé et le cancer du rein.

Je retiendrai donc principalement l’émergence d’un nouvel inhibiteur du récepteur des androgènes, le darolutamide, comme un très probable nouveau standard pour les patients atteints de CRPC non métastatique, avec des données d’efficacité au moins du même ordre que ce que l’on avait vu l’an dernier avec les deux autres médicaments et un profil de tolérance particulièrement impressionnant observé dans l’étude ARAMIS (et oui, un de nos mousquetaires nationaux aura donné son nom à cette étude de phase 3 !). Chez les patients métastatiques sensibles à la castration, la place de l’abiraterone est renforcée par l’analyse finale de LATITUDE : avec presque 2 ans de recul supplémentaires et un nombre bien plus important de patients du bras contrôle traités par les médicaments de référence du CRPC (abiraterone, enzalutamide, docetaxel, etc), le bénéfice en survie se confirme, avec une réduction du risque de décès de 34% et environ 18 mois de vie gagnés en médiane. On reste en revanche un peu sur notre faim concernant l’enzalutamide dans la même situation dans l’étude ARCHES avec pour le moment uniquement un bénéfice en rPFS : à suivre.

Pour le cancer du rein, le très gros scoop était bien sûr la présentation des résultats de l’étude KEYNOTE-426 qui montre clairement une supériorité de l’association axitinib-pembrolizumab par rapport au sunitinib : réduction du risque de décès de 47% tout de même, ce qui n’est pas banal dans le cancer du rein métastatique où la plupart des standards ont été établis sur une « simple » amélioration de la PFS ! Egalement au passage, l’étude TIVO-3 qui établit la supériorité en PFS du tivozanib sur le sorafenib.

Les progrès en cancérologie génito-urinaire n’auront probablement jamais été aussi nombreux : à raison de 2-3 études de phase 3 positives par congrès majeur, et ce, trois fois par an : de quoi nous mettre du baume au cœur !

Pr Karim FIZAZI

L’étude ARCHES

Etude de phase III de l’enzalutamide versus placebo dans le traitement de cancers de la prostate métastatiques hormonosensibles


Andrew ARMSTRONG, Durham

L’étude ARAMIS

Efficacité et tolerance du darolutamide dans les cancers de prostate non métastatiques, résistants à la castration


Karim FIZAZI, Villejuif

L’étude JAVELIN Renal 101

Analyse de sous-groupes de l’impact
de l’association avélumab plus axitinib versus sunitinib dans le traitement
de première ligne de cancers du rein avancés


Toni CHOUEIRI, Boston

L’étude KEYNOTE-426

Une étude de phase III de l’association pembrolizumab et axitinib versus sunitinib en première ligne de traitement de cancers du rein localement avancés ou métastatiques


Marine GROSS-GOUPIL, Bordeaux

RÉDACTEUR EN CHEF


Pr Karim FIZAZI
Gustave Roussy
Villejuif


Attention : ceci est un compte-rendu et/ou résumé des communications de congrès dont l’objectif est de fournir des informations sur l’état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par les autorités françaises et ne doivent donc pas être mises en pratique. Ce compte-rendu a été réalisé sous la seule responsabilité du coordinateur, des auteurs et du directeur de la publication qui sont garants de l’objectivité de cette publication. Elles doivent être lues et comprises avec le plus grand discernement et sont données dans leur cadre de la diffusion de l’information sur l’état actuel de la recherche auprès de la communauté scientifique internationale.